Par une nuit d’août éclairée d’un quart de lune, un chalutier lève l’ancre et s’éloigne du littoral, au large du district de l’Akkar, à l’extrême nord du Liban. Ce départ est une bouffée d’espoir pour la centaine de passagers à bord, dont de nombreux exilés originaires du Levant. Certains sont syriens, d’autres libanais. La traversée est censée les mener sur une des côtes sud de l’Europe – Malte, Italie – en empruntant une longue route maritime qui contourne la Grèce sur des milliers de kilomètres. « Quand nous avons commencé le voyage,…



